janvier 15, 2010

J’ai mis fin à une vie à l’âge de 21 ans

Photo: Big Stock

Je me rappelle lorsque j’étais une préado, mes amies rêvaient d’être grandes, de se marier et d’avoir des enfants … tout le contraire de moi ! Pour moi, avoir un mari voulait dire vivre dans la violence et mettre un enfant au monde voulait dire mettre un humain sur terre pour le faire souffrir. Non. Moi, j’avais hâte à mes 21 ans parce que j’étais certaine que ce serait la fin de ma vie. Autant j’anticipais cette fin, autant j’en avais peur.

Et pourquoi 21 ? Je n’en sais rien. Mais à ce moment là,  j’étais certaine d’une chose : ma vie telle que je la connaissais cesserait d’exister. Et ce fût ainsi. Ma souffrance termina lorsque j’ai mis mon pied par terre et que j’ai dit, « ça suffit ! ». C’était mon premier élan vers ma nouvelle vie.

Mais comment ai-je fait cela ? Je me suis prise en main. Mettre fin à ma vie n’était pas un choix - le suicide est un acte égoïste qui ne fait que détruire la vie des gens autour de soi, et puisque je connaissais bien le mal que cela fait de se faire tuer à petit feu, je ne voulais pas être responsable de le faire subir aux autres.  Donc, la première chose que j’ai faite, j’ai lu un livre qu’on m’avait offert intitulé « Codependant No More » à propos des gens qui vivent avec des personnes souffrant de dépendances et/ou de dépressions et qui sont appelés à s’occuper d’eux autres plutôt que de s’occuper d’elles-mêmes. Ensuite, j’ai lu le deuxième livre de la série intitulé « Beyond Codependancy » (au-delà de la codépendance). Les outils que je suis allée chercher dans ces livres m’ont fait reconnaître que je devais prendre ma place dans la vie.

La deuxième chose que j’ai faite ? J’ai parlée. Moi qui étais si renfermée et qui gardait tout en dedans, je me suis mise à parler. Mon amie Nadia, qui était ma meilleure amie depuis 3 ans, ne se doutait aucunement de ce qui se passait en dedans de moi. Elle ne s’attendait surtout pas à mon explosion verbale lorsque je me suis mise à raconter mon histoire pour la première fois. Plus je parlais, plus son visage se transformait. Ses larmes coulaient à flots et sa mâchoire pendait jusqu’à ses genoux. Sa réaction m’encouragea à continuer de parler. Je me suis vidée complètement malgré mes sanglots et mon corps qui tremblait hors de contrôle ! Je me suis libérer de mes émotions et de chaque mot que j’avais avalé pendant toutes ces années.

Lorsque je terminai de parler … quelques heures plus tard, j’ai ressentie un grand vide en dedans de moi. C’était une grande libération. Suite à cet évènement avec Nadia, je ne pouvais plus m’arrêter de parler. Je racontais mon histoire à tous ceux qui voulaient l’entendre (et peut-être même ceux qui ne voulaient pas l’entendre ?), et à chaque fois, ce sentiment d’euphorie et de libération m’envahissait. J’étais devenue dépendante de cette libération.

Et toi ? As-tu trouvé les outils dont tu as besoin pour avancer dans la vie ? Quelle est ta dépendance ? A-t-elle un effet positif sur ta vie et celle des gens qui t’entourent ? N’hésite pas de communiquer avec moi (nathalie@yocoach.ca) ou avec Nancy (nancy@yocoach.ca) si tu ne sais pas comment, ni où trouver les outils nécessaires à ton cheminement. Nous sommes là pour t’aider !

janvier 6, 2010

Noël c’est la famille ! Mais aux dépends de qui ?

Photo: BigStock

Pardonnez-moi ! Il y a longtemps que j’ai écrit. Ce n’est pas parce que je n’avais pas le temps, mais plutôt parce que je n’étais pas dans l’esprit des fêtes du tout. C’est bizarre puisque mon prénom, Nathalie, veut dire matin de noël.

Par contre, lorsque j’étais toute petite, noël était magique. Mes tantes, oncles, cousins et cousines se rassemblaient tous chez mes grand parents le 24 au soir. On se couchait tôt et on nous réveillait à temps pour la messe de minuit. Après la messe, un festin nous attendait que grand maman avait préparé avec amour : dinde, tourtières, jambon, salades, atacas, bines, etc. Oncle Nelson et tante Louisette jouait du violon et de l’accordéon et on chantait des chansons à répondre. Ensuite, nous ouvrions nos cadeaux et nous nous amusions jusqu’au lever du soleil.

Ça c’était avant le divorce de mes parents lorsque j’avais 8 ans. Ensuite noël c’est gâcher.

Le premier noël avec mon père après le divorce, il était seul et déprimer. Nous l’avons passé chez lui à le regarder boire et pleurer, et à l’écouter crier contre nous, ma mère et ma grand-mère.

Quelques années après le divorce, mon père a rencontré une autre femme. Encore là, comme à tous les noëls, c’était la guerre entre ma mère et mon père à savoir qui aurait les enfants les 24 et 25 … et c’est moi qui étais la messagère de cette guerre.  Alors mon frère et moi passions le matin de noël avec une famille pour ensuite partir sur la route toute l’après-midi afin de se rendre dans l’autre famille pour le souper. Pour moi, noël était devenu une liste de choses à faire pour plaire à tout le monde … sauf moi-même.

Mon frère déménagea chez mon père lorsque j’avais 11 ans. Les noëls suite à cet évènement apportaient de nouveaux défis personnels. Par exemple, lorsque venaient le temps des cadeaux chez mon père, je regardais mon frère et mon demi-frère déballer des ensembles de skis, de bottes, manteaux, etc. et moi, je déballais un petit horloge et j’avais droit à un « Si tu habitais ici, toi aussi tu aurais de beaux cadeaux. ».

À l’âge de 15 ans, devenue indépendante, j’ai voulue faire une grande surprise à mon père. Je me suis rendue le 24 au soir chez ses beaux-parents ou il y avait un réveillon avec toute la famille (comme à l’époque chez mes grands parents lorsque j’étais toute petite). Quelle erreur ! Je me rappelle comme si c’était hier. Les enfants jouaient au sous-sol, les femmes jasaient dans la cuisine et les hommes regardaient la partie des Canadiens à la télé. Je me suis assise aux côtés de mon père dans le salon et il s’est mis à m’engueuler ; « Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu n’es même pas ma fille ! T’es une crisse de folle pareil comme ta mère… etc. …» Il prit une autre grande gorgée de bière, les hommes commençaient à se lever un par un pour aller retrouver les femmes dans la cuisine. « Tu n’es même pas sur mon testament, *stie de couleuvre de t*b*rn*k ! … etc. …» Je crois que cela dura plus d’une demi-heure avant que sa femme viennent lui dire que c’était assez.

Voilà ! J’avais ruiné leur noël ! Je suis repartie en sanglots, me jurant de ne plus jamais même essayer de faire plaisir à mon père.

J’ai appris que l’important est de se créer un noël qu’on aime. Oui, il nous arrive de faire de mauvais choix et des erreurs, mais elles ne font que nous aider à grandir et à devenir une meilleure personne. J’ai appris également, qu’il ne faut pas se laisser affecter par les paroles des gens autours de nous et  il ne faut pas les prendre personnellement. Ces gens qui s’amusent à nous blesser avec leurs paroles sont souvent beaucoup plus malheureux que nous.

Si tu éprouves des difficultés avec les effets de la séparation / divorce de tes parents, n’hésites pas à communiquer avec nous. Yo Coach est là pour toi !

décembre 9, 2009

Mon ami s’est suicidé

En tant qu’adolescents, nous faisons face à des situations difficiles sans avoir les ressources, les outils ou l’expérience de vie nécessaire pour les affronter. Et le temps des fêtes est toujours plus difficile pour les gens qui se sentent isolés. Alors, si on est un adolescent qui met sa vie en question, qu’est-ce qu’on fait ? Si c’est notre ami(e) qui a des tendances suicidaires, qu’elle est notre responsabilité envers lui (ou elle) ?

J’aimerai partager une histoire que j’ai vécue à l’âge de 14 ans. Mon ami Joseph, qui avait 16 ans, venait me chercher régulièrement pour m’amener faire un tour de moto. On arrêtait dans les parcs et il passait des heures à me raconter des histoires et à me faire rire. C’était un vrai clown ! Son amitié était importante pour moi. Il avait un téléphone dans sa chambre avec une ligne privée qui ne dérangeait pas ses parents (oui, dans mon temps il n’y avait pas d’ordi, ni de cellulaires) et j’en profitais souvent pour lui téléphoner lorsque j’étais seule le soir ou la nuit et que j’avais peur. Nos conversations me réconfortaient. Des fois, on ne parlait même pas ! Il mettait le téléphone près de la radio et me laissait là au bout du fil à écouter de la musique jusqu’à ce que je m’endorme. Ces moments sont encore de souvenirs précieux pour moi.

La semaine avant son anniversaire, Jos est venu me retrouver chez moi avec mon amie Mimi. Comme à l’habitude, il plaisantait, nous faisait rire et à un moment donné, il nous a demandé d’un air sérieux ce qu’on pensait de lui. J’ai tout de suite répondu qu’il était fou, sauté, malade, etc. Il a répété sa question et j’ai répondu la même chose une deuxième fois. Bref, la soirée continue, on s’amuse, et il part en nous disant qu’il nous reverrait bientôt. C’était la dernière fois que je l’ai vu vivant.

Une semaine plus tard, deux jours après ses 17 ans, Mimi m’attendait à l’arrêt d’autobus à mon retour de l’école pour m’annoncer que Joseph a été retrouvé mort sur un banc de neige ce matin-là par deux enfants de 8 ans qui marchaient pour aller à l’école. Jos s’était tiré une balle à la tête. Les mots ne peuvent expliquer combien j’étais bouleversée, ni combien je me suis sentie coupable – pendant longtemps ! Comment se fait-il que je n’aie pas vu cela venir ? Pourquoi n’ai-je pas répondu sérieusement à ses questions existentielles ? Il n’est pas nécessaire de vous dire que depuis ce jour, quand quelqu’un me pose se genre de question, je prends le temps de lui répondre sérieusement et de lui énuméré toutes ses qualités et je suis plus attentive aux paroles des gens.

Je n’ai pas toutes les réponses, au contraire, je n’ai que cette triste expérience, mais si toi ou un(e) de tes ami(e)s est dans une situation similaire, il existe de l’aide ! Si tu ne sais pas comment t’y prendre, parles-en à un adulte, fait quelque chose avant qu’il soit trop tard !

J’ai trouvé un article écrit par Mme Ghislaine Bouchard, M.Ps. Psychologue sur le suicide à l’adolescence. Elle parle des facteurs de risque et des signes précurseurs ainsi que des moyens d’interventions pour aider une personne suicidaire. Je vous invite fortement à le consulter : Le suicide à l’adolescence.

novembre 25, 2009

Louis-José Houde : Success Story

Louis-José Houde, raisin dominant

« Moi, si j’étais un raisin, j’dominerai ma grappe. » Louis-José Houde

Je suis allée voir Louis-José Houde en spectacle hier soir à Ottawa … c’était la troisième fois que je voyais ce show alors, tout en appréciant son spectacle et entre deux larmes de rires, je me suis concentrer sur : Qu’est-ce qui fait de lui un si grand succès ? Avant de répondre, installez-vous confortablement et mettez vos « paper pantoufles » !

Prêt ? Bon. La réponse est simple: il est attachant ! Sérieusement, je ne connais pas personne qui ne l’aime pas ! Ce qui m’amène à la prochaine question : Pourquoi est-il si attachant ? Je pourrais résumer en un mot : il est extraordinaire ! Mais, ça n’expliquerait pas grand chose : ma nouvelle brosse à dents est extraordinaire … mais elle n’est pas attachante comme Louis-José.

Ce que j’aime de Louis-José, c’est qu’il est simple et authentique. Il n’a pas peur de montrer qui il est vraiment, risquant même l’humiliation devant ses spectateurs. Il partage des moments intimes de son enfance et de sa vie et au travers ses « yokes » (jokes en mexicain) on aperçoit sa sensibilité et sa vulnérabilité. Non, mais, il est complètement transparent ! Il ne s’invente pas de « look » pour être aimer, il n’a pas de besoin de blasphémer pour attirer de l’attention et il n’a pas de besoin de substances pour se rendre intéressant. Il est Louis-José – le vrai de vrai, tout nu.

Ce que j’aime encore plus de lui, c’est qu’il est conscient de tout ce qui se passe autour de lui. Bon, à son spectacle d’Ottawa hier, il y avait une grande distraction : il neigeait des moumouttes blanches une fois de temps en temps – chose qu’il a su intégrer à son spectacle. Par exemple, lorsqu’il racontait qu’il était bien installé pour un kit complet, No.2 et assume la position ; un moumoutte apparait durant son histoire et il dit : « Cou donc ! Le bonhomme Carnaval est-il en train de faire la même chose en haut ? » À un autre moment donné, il s’est assis sur la scène pour raconter une de ses histoires et, de la septième rangée où nous étions assises, on ne le voyait plus. Une jeune fille devant nous s’est levée pour tenter de mieux le voir. Louis-José s’en est aperçu. Il a regardé dans notre direction, et d’après l’expression sur son visage, j’ai pu comprendre qu’il a pris quelques secondes pour analyser la situation. Aussitôt son histoire terminé, il s’est vite relevé et est venu raconter sa prochaine blague devant nous !

Une autre chose que j’adore de lui, c’est sa générosité et sa reconnaissance ! Il a commencé son spectacle en nous remerciant d’être venus. Il nous a donné son cœur et son âme sur scène pendant plus de deux heures, il a fait un solo de drums spectaculaire (Et oui ! Améliorer grandement depuis son premier spectacle de l’été au CEGEP de l’Outaouais en juin 2007 – et même de son dernier spectacle de l’été au CEGEP). Il nous a remerciés encore d’être venus à la fin de son spectacle, et en plus, il nous annonce qu’il a fait un enregistrement audio de cette soirée au CNA qui sera vendu avec son DVD l’été prochain dans les magasins de la région. Et en plus, il ajoute des blagues spécifiquement pour notre région !

En résumé, au cas où ce n’était pas clair : j’aime beaucoup Louis-José Houde – Bravo le raisin !

Et toi ? Si tu veux dominer ta grappe et que les gens autours de toi t’aiment et t’admirent, fait comme Louis-José ! En d’autres mots : soit unique et authentique, sers-toi de tes qualités et de tes valeurs personnelles ! Ose être toi-même !

Au plaisir d’apprendre à te connaître et à t’aimer,

Nathalie

Note : Il existe des trucs et des outils pour vaincre tes peurs, avoir confiance en toi, etc. Visite le www.yocoach.ca pour plus d’information, envoi-moi un courriel, fait des recherches sur Internet, demande de l’aide à ton école ou à tes parents, etc. ! N’importe quoi, mais fait quelque chose ! Tu es capable !

novembre 20, 2009

La carotte ou le bâton ? (La motivation)

La carotte

J’me rappelle des notes que ma mère me laissait sur la table lorsque j’étais ado et qu’elle devait partir tôt le samedi matin pour aller travailler :

« Nathalie, lave la salle de bain, passe la balayeuse, lave le plancher, fait le lavage, fait la vaisselle, l’époussetage, sort les déchets et nettoie ta chambre. Love, Mom. »

Woohoo ! Non mais, j’avais tu l’goût tu penses ? Je le faisais en criant des injures (dirigées à ma mère !), et en pleurant, tempêtant de colère, mais je le faisais. Si je ne le faisais pas, les conséquences étaient bien pires : pas de sorties, ni d’amies pendant un mois, ET elle faisait le caporal en gueulant ses commandes pendant qu’elle me regardait faire tout – TOUTE SEULE !  

À ses yeux à elle, c’est comme si elle me donnait le choix entre une carotte ou un bâton (récompense ou conséquence). À mes yeux à moi, un choix ou l’autre, c’était quand même l’ultime punition, l’enfer total.

À l’école, je détestais les devoirs. Pour ne pas les apporter à la maison, je me suis trouvé une solution : j’arrivais à l’école plus tôt le matin et je faisais des devoirs, je faisais des devoirs pendant les récréations et pendant l’heure du dîner aussi. J’en faisais même lorsque je terminais un travail rapidement en classe et qu’il me restait du temps libre. Mais, mes devoirs étaient toujours faits, toujours remis à temps, et ma conscience était tranquille parce que j’avais accompli tout ce que je devais faire … Et encore plus important, j’avais le temps de faire des choses avec mes amies !

Les écoles, comme les parents, utilisent souvent la carotte ou le bâton comme motivation (les notes, les diplômes et les récompenses ou bien les billets de mauvais comportements, les détentions et les conséquences). Mais il ne faut pas oublier que les adolescents, comme les adultes, sont des individus uniques et les techniques de motivation et démotivation ne sont pas pareils pour tous.

Qu’est-ce qui te motive, toi ? Moi, c’est l’encouragement. Pour ne pas que ce soit mal interprété, je vais exprimer les façons que j’aimerai être motivée, comme ça, je risque moins d’être déçue (en passant, cette technique d’exprimer aux autres ce qu’ils doivent faire pour nous faire plaisir s’applique à TOUS les aspects de notre vie) :

  • Une tape sur l’épaule, un « Wow ! Nathalie ! C’est bon ! », ça fait chaud au cœur, ça motive, mais ce n’est pas assez « show-off »… (Quoi ? J’t’une expressive !).
  • Laisse un commentaire positif sur Yo Coach dans ton statut FaceBook devant tes 400 amis … là tu m’impressionnes !
  • Quand tu lis mon blogue, si tu l’aimes, dis-le-moi ! Partage ton opinion, écris un commentaire ! Ça va m’inspirer à écrire plus !
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Wow ! Là tu m’inspires totalement !  Pour te remercier de m’encourager, je te promets de continuer à écrire !

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novembre 16, 2009

Le respect et les Jamaïcains

jamaica05

Dans le temps de mes grands-parents, et même de mes parents, la philosophie de vie était du genre : « Je suis le professeur, tu es mon élève, et tu dois m’obéir ! / Je suis ton père, tu es mon enfant, tu dois m’écouter! ».  Il y avait tout un système de discipline bien implanté dans les écoles et à la maison et il n’y avait pas place aux conneries. Le respect de l’autorité était une religion - comme une obligation civil : respecter son voisin, ses parents, ses profs, son employeur, les lois, etc. Qu’en est –il devenu de tout cela ?

Connais-tu la définition de respect ? D’après le dictionnaire, « Le respect est une attitude qui consiste à ne porter atteinte à autrui. ».  J’ai eu le plaisir de vivre la définition de respect lors de mon séjour en Jamaïque. La philosophie de vie principale des Jamaïcains est « Respect Môn! » (avec leur bel accent). Le respect fait parti de qui ils sont, c’est dans leur nature. « Everything Irie ! » — ce qui veut dire « tout va bien » dans leur patois. Imagine si tout le monde dans chaque pays s’appropriait le respect comme valeur fondamentale. Wow ! J’ai le droit de rêver !

Le respect, c’est d’écouter les autres, quelle que soit leur culture ou leur nationalité, sans jugement, ni arrière-pensée, afin de leur permettre de s’exprimer librement et en toute confiance. C’est de garder l’esprit ouvert et de comprendre les différences. C’est une valeur plus profonde que la politesse, et sans hypocrisie. Quel impact positif il y aurait dans nos communautés si tout le monde était respectueux ! Ah ! Mais il ne faut pas confondre respect et tolérance ! Quand on tolère quelqu’un, il a y encore place pour des émotions comme la colère… Non ! Moi, je parle de respect !

La première fois que je suis revenue chez moi de la Jamaïque, mon frère m’a annoncé avec un sourire anxieux : « Surprise ! Je suis aménagé chez vous pendant que tu étais partie ! Et je lui ai répondu : « No problem, Mon ! » Deux semaines plus tard, je lui ai imposé un règlement, seulement qu’un : le respect. Presque deux ans plus tard, mon frère habite encore chez moi. (Et en passant, oui, il est encore mon meilleur ami et on s’entend super bien). 

respectLa deuxième philosophie de vie des Jamaïcains est : « We are too blessed to be stressed » : Nous sommes trop bénis pour être stressé. C’est-tu pas wonderful ça ? Dès leur naissance, on leur montre à être reconnaissants et à apprécier ce qu’ils ont. Regarde autour de toi. Si quelqu’un prend de son temps et de son énergie pour faire quelque chose pour toi, ne mérite-t-il pas un peu de reconnaissance ? Cette personne (même si c’est ta mère ou ton père), n’est pas dans l’obligation de t’aider avec tes devoirs, de t’acheter le nouveau jeu pour Xbox, ou de t’emmener souper à ton restaurant préféré. Elle n’est pas obligée non plus de t’apporter un café, ou de t’envoyer un article sur un sujet qui te passionnes, de télécharger ta chanson préférée, etc. Mais, cette personne a choisi de faire ces choses-là pour te faire plaisir, parce qu’elle pense à toi. Serait-ce vraiment difficile pour toi de prendre le temps de lui dire merci ? Encore mieux, de faire quelque chose pour lui faire plaisir à ton tour ?

Finalement, on a tous quelque chose à apprendre des philosophies jamaïcaines … Le respect et la reconnaissance sont les clés du bonheur (et surtout de la paix avec ceux qui nous entourent). Moi, je choisis de vivre le bonheur, et toi ?

novembre 6, 2009

Histoire de pêche : Lâcher prise

sunset_from_boatEst-ce que je t’ai raconté la fois où je suis allée à la pêche avec mon cousin Martin ? C’était mental ! Ça faisait trois heures qu’on était sur le lac avant qu’un poisson décide de venir prendre mon hameçon ! Mais quel poisson! Il était tellement fort, il s’est débattu comme un lion ! J’ai failli tomber à l’eau ! Heureusement que Martin m’a attrapé juste à temps. Il m’a aidé à tenir la ligne et ensemble on a réussi à le prendre dans un filet. C’est comme ça que j’ai pêché un immense doré de 4 kilos ! Un vrai festin ! On a invité toute la famille à souper – nous étions 10 personnes à manger ce poisson !

La vérité ? Je n’ai rien attrapé du tout.

As-tu déjà écouté les conversations des gens autour de toi ? As-tu déjà remarqué que la majorité des gens racontent des histoires dramatiques pour se rendre intéressants et avoir de l’attention du genre : « Mon chum m’a triché »,  »Oui, mais moi, c’est pire que toi ! »… J’ai le goût de leur crier :  »Lâche-la ton histoire ! Ça fait deux ans que ton chum t’a triché ! Tu n’es pas pire que les autres ! Apprécie ce que tu as ! »

Il faut apprendre à séparer les faits de l’histoire. Par exemple, si t’on chum t’as triché il y a deux ans, c’était il y a deux ans. Pourquoi est-ce que tu en parles encore maintenant ? En parler encore c’est choisir de revivre cette histoire à tous les jours et en être la victime depuis deux ans – comme alimenter le feu, ou comme dire que ton doré de 10 cm mesurait 2 mètres !

Si je lâche prise de mon histoire, qu’est-ce qui me rendra intéressante ? Comment aurais-je de l’attention ? Hmmm, lâcher prise veut dire faire face à la situation, être moi-même, prendre action, me fier à qui je suis, être responsable et parler avec mon cœur. L’attention que je recevrais sera positive, honnête, authentique, motivante et encourageante.

Je n’ai rien pêché, mais cela ne veut pas dire que mon histoire de pêche n’est pas intéressante ! Au contraire ! Aller à la pêche m’a permis de prendre le temps de m’asseoir seule dans une chaloupe avec une ligne à pêche. De savourer ces moments, seule en regardant le coucher du soleil, d’être en paix avec moi-même. Oui, la vérité me donne de l’attention positive ! C’est moi-même qui la nourris ! C’est mon doré intérieur qui mesure 2, 3 6, 10 mètres ! Parce que je suis heureuse avec moi-même ! Je n’ai pas de besoin de raconter des histoires dramatiques, je n’ai même pas de besoin de m’inquiéter de ce que les autres vont penser !

S’accepter comme on est, c’est le premier pas vers le lâcher prise – et toi, qu’en fais-tu de ton doré intérieur ?

J’ai trouvé le texte suivant sur le lâcher prise, et je voulais le partager avec toi :

        Lâcher prise, ce n’est pas :

  • se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre. 
  • couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui. 
  • être passif, mais au contraire chercher principalement à tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement. 
  • prendre soin des autres en faisant preuve d’une totale abnégation, mais se sentir concerné par eux. 
  • « assister « , mais encourager. 
  • rejeter, c’est accepter. 

       Lâcher prise, c’est :

  • reconnaître son impuissance, au sens où l’on admet que le résultat final n’est pas toujours entre nos mains. 
  • ne plus blâmer ou vouloir changer autrui et, au lieu de cela, choisir de consacrer son temps à donner le meilleur de soi-même. 
  • ne pas juger, et accorder à autrui le droit d’être humain, c’est-à-dire lui accorder le droit à l’erreur. 
  • ne pas s’occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres gérer leur propre destin. 
  • ne pas materner les autres, et leur permettre d’affronter la réalité. 
  • ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire. 
  • ne pas adapter les choses à ses propres désirs, et prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier. 
  • ne pas critiquer ou corriger autrui, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir. 
  • ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent pour l’avenir. 
  • c’est craindre moins et aimer davantage. 

       Anonyme

octobre 19, 2009

Sexe et scandale à l’adolescence

MTV Video Music Awards

MTV Video Music Awards

La femme idéale, d’après notre société, est grande, mince comme une Barbie, a de gros seins bien gonfler et des fesses bien rondes. Elle porte des talons très hauts, a les cheveux qui brillent, des dents blanches et un sourire à couper le souffle. Elle porte des décolletés qui ne laissent rien à l’imagination, des pantalons à taille basse très serrés, etc. … tu vois le portrait. Mais de nous jours, il y également une nouveauté à ajouter dans ce mélange (si je peux me permettre de comparer avec mon adolescence), c’est que maintenant, être gai/lesbienne n’est plus un sujet tabou. Un couple gai est considérer « normal » comme un couple hétérosexuelle.

Je ne peux même pas m’imaginer la pression et le stress qu’une adolescente d’aujourd’hui doit sentir face à son apparence, (qui n’est JAMAIS parfaite d’un point de vue d’une ado de toute façon !), et face à son identité sexuelle.  Je me rappelle lorsque j’avais environ 13 ans, mon amie « Mimi » est arrivée chez moi avec deux de ses amies de filles qui n’avaient qu’un seul objectif en tête : de s’amuser à s’embrasser et à se toucher comme un couple hétéro. On ne m’avait même pas consultée ; on m’a imposée ce « jeu ». Le positif là dedans est que j’ai pu mettre fin à ma crise d’identité sexuelle sur le champ : je suis hétéro. Mais le négatif est que j’ai été traumatisée par cette réalité qui se vivait chez moi. Ce qui m’a traumatisée le plus, c’est le manque de respect que Mimi a démontré envers moi, ainsi que la vulgarité de ces deux filles. Sans compter le fait qu’elles ont utilisés la maison de ma mère comme dépotoir à lancer du manger par terre et à vider leurs liqueurs sur le tapis de salon, s’allumer des cigarettes dans la maison et éteindre les mégots sur la table, etc. par exprès !

Je me rappelle une autre fois lorsque j’avais 12 ans et Mimi en avait 11. Nous étions assises dans le parc lorsqu’elle s’est mise à me raconter sa première expérience sexuelle avec un garçon de 16 ans. Elle avait TOUT fait ! Et elle m’a raconté TOUT en détails ! J’étais vieux jeu,  je m’étais promis de me « conserver » jusqu’à mon mariage. C’est vrai que j’aimais embrasser les garçons, par contre, mon corps était un temple sacré et personne n’en prendrait avantage ! Malheureusement, et sans mon consentement, un « grand » de mon école s’est rendu jusqu’au bout avec moi à l’âge de 15 ans. Mes rêves et mes valeurs ont pris la porte, ainsi que ma vision d’un monde idéal.

Ce n’est pas surprenant de voir les adolescentes d’aujourd’hui s’habiller pratiquement comme des danseuses et vivre des expériences sexuelles entres elles. C’est ce que projette notre société ! L’important dans tout cela, est de savoir que malgré l’âge qu’on a, et malgré l’influence de nos ami(e)s, des médias et de notre société, nous avons toujours le droit et le pouvoir de se respecter et de respecter nos valeurs ! Notre voix intérieure et nos croyances sont importantes ! Si nous prenons des décisions qui sont en lien avec nos valeurs, il est possible que nous perdions des « ami(e)s » en chemin.  Mais sont-elles/ils vraiment des ami (e)s ? 

Si vous n’avez pas encore fait une liste de vos valeurs, prenez le temps de le faire maintenant ! Voici quelques exemples de valeurs :

Aider les autres  
Contribution sociale
Créativité    
Effort
Famille
Harmonie
Honnêteté  
Indépendance
Intégrité
Justice 
Liberté
Loyauté  
Moralité
Prise de décision
Relations humaines
Santé 
Sécurité  
Travail

Pour en connaître plus sur l’orientation sexuelle : http://www.masexualite.ca/adolescents/orientation.aspx

octobre 15, 2009

L’ado invisible

ExamenLorsque j’étais au  secondaire, je rêvais d’être invisible afin que personne ne puissent me voir. J’avais tellement honte de moi que je ne disais pas un mot à personne, sauf peut-être à quelques amies. J’étais celle qui se faufilait et faisait tout pour passer inaperçu, celle qui se renfermait dans ses livres pour ne pas avoir à lever la tête et faire face à quelqu’un. Celle qui ne s’impliquait dans rien pour ne pas être obligé d’interagir avec ses collègues de classe. J’acceptais même, et avec soulagement, un gros 0 % comme note pour mes présentations orales que je refusais de faire. Juste l’idée de m’exposer et de parler devant la classe  m’angoissait au maximum.

Je ne voulais tellement pas que l’on découvre qui j’étais réellement que je refusais d’entrer dans la cafétéria à l’heure du dîner pour ne pas être vu et ridiculisée. Cela va sans dire que je dînais presque jamais, j’avais toujours faim, mais mes nerfs empêchaient mon estomac de recevoir de la nourriture. Combien souvent je suis tombée sans connaissance rendu à la maison ! Sans parler de toutes les fois que je suis tombée malade … une simple grippe devenait une laryngite, une laryngite devenait une amygdalite, une amygdalite devenait une bronchite … tout cela parce que j’avais trop honte de ce que le monde dirait de moi. 

Bien sûr qu’il y a eu de bons moments, comme la fois où mon prof d’anglais m’a dit qu’il était très impressionné par mes talents d’écriture (j’allais à l’école anglaise) et que je devrais continuer à écrire et me faire publier (voilà un rêve que je n’ai pas encore réalisé). Ou bien la fois où un ami m’a surpris à chanter et qu’il a adoré ma voix au point ou il me disait de poursuivre une carrière dans ce domaine (rêve que j’ai eu la possibilité de réaliser, mais j’ai fais le choix de poursuivre autre chose – par contre, il n’est jamais trop tard).

Quand les autres me parlaient au secondaire, c’était pour me demander « Qui chante telle chanson ? », « En quelle année est sorti tel album ? », « Comment se nomme le bassiste de tel groupe ? », etc. Vous voyez le genre de questions – et je connaissais toutes les réponses ! Une vraie encyclopédie musicale. La musique était un de mes moyens d’évasion, l’autre était l’écriture.

butterflyDans mes rêves, je devenais quelqu’un d’important, admirée et respectée ; un peu comme un papillon qui, lors de son premier envol, se sens libre et éclatant de beauté et de couleurs. J’ai pris plus de 20 ans à devenir ce papillon, et maintenant je sais que je suis quelqu’un d’important, admirée et respectée par la personne la plus extraordinaire qu’il soit : moi-même. Tout le monde qui m’entoure aujourd’hui, s’ils le choisissent, récoltent le bonheur, la bonté et la beauté que je répands. Non ! Je ne me lance pas de fleurs ; j’en cultive et j’en prends soin. Je ne me pettes pas les bretelles ; je m’en sers pour me supporter dans des moments difficiles. Je ne m’enfle pas la tête ; je l’utilise pour apprécier pleinement ce que je suis devenue.

Aujourd’hui, il y a pleins de ressources pour aider les ados (chrysalides) à sortir de leurs cocons, aller chercher de l’encouragement, se faire entendre et se transformer en papillon majestueux. Être adolescente aujourd’hui, j’en profiterais au maximum pour m’assurer d’avoir la confiance nécessaire afin de profiter de toutes les opportunités qui se présentent à moi.

Et toi l’ado invisible ? Que fais-tu pour devenir papillon ?

octobre 14, 2009

Choisis ou bien décide !

barcelonatrainAs-tu déjà pensé à la différence entre choisir et décider ? Je me rappelle lorsque je voyageais sac-au-dos, j’étais à la gare de train en Suisse avec ma passe Eurail (un billet de train qui m’amenait n’importe où en Europe) et je devais choisir entre l’Espagne ou l’Italie … pas facile ! Si je choisissais l’Espagne, j’éliminais la possibilité d’aller en Italie. C’est vrai que la possibilité d’aller en Italie n’était pas complètement éliminée car je pouvais toujours y aller plus tard, mais pour le moment, je devais passer à l’action. J’ai achetée mon billet pour Barcelone, j’ai embarquée dans le train et j’étais en route vers une nouvelle aventure !

Choisir ou bien décider ! Hmmm … Si j’analyse ces mots, je peux constater le pouvoir qu’ils ont et ce qu’ils impliquent. Par exemple, lorsqu’on a des choix, on a une vaste gamme de possibilités qui s’ouvrent à nous. Un restaurant offre plusieurs mets, un aéroport offre plusieurs destinations, un magasin à rayons offre divers produits, un collège offre plusieurs programmes, etc. Une fois la décision prise, tous les choix sont éliminées !

Quels autres mots terminent en « ir » comme le mot choisir ? Loisir, réunir, établir, bâtir, grandir, maintenir, ouvrir, approfondir, accueillir. Ce sont des mots tellement légers de possibilités qu’ils nous portent à rêver à de choses plus grandes.

Y-a-t’il d’autres mots qui terminent en « ide » comme le mot décide ? Oh que oui ! Pesticide, suicide, homicide, génocide, germicide, algicide. Ces mots sont forts et puissants et mettent fin à quelque chose.

La bonne nouvelle est qu’une décision n’a pas de pouvoir jusqu’à ce qu’elle soit adoptée avec intégrité. Si j’ai le choix entre l’Espagne ou l’Italie, j’ai la possibilité des deux. Je décide d’aller en Espagne et j’accepte cette décision pleinement. Je m’engage avec tout mon cœur. Je choisis d’être heureuse avec cette décision. J’assume toutes les conséquences qui viennent avec ce choix. Un peu comme si je me lève marabout un matin, je peux choisir de rester de mauvaise humeur ou décider d’éliminer ce sentiment et d’être heureuse.

Il existe donc deux façons de vivre : éviter les décisions ou les englober avec toutes les conséquences et les responsabilités qu’elles impliquent. Si nous pouvons décider quelque chose un jour, et que le lendemain nous changeons d’idées, nous éliminons notre pouvoir et nous ne pouvons donc pas choisir notre chemin.

Et toi, que choisis-tu ?

P.S. Je me suis rendu quelques semaines plus tard à Venise en Italie … question de satisfaire tous mes exigences personnelles ! ;-)