Je me rappelle lorsque j’étais une préado, mes amies rêvaient d’être grandes, de se marier et d’avoir des enfants … tout le contraire de moi ! Pour moi, avoir un mari voulait dire vivre dans la violence et mettre un enfant au monde voulait dire mettre un humain sur terre pour le faire souffrir. Non. Moi, j’avais hâte à mes 21 ans parce que j’étais certaine que ce serait la fin de ma vie. Autant j’anticipais cette fin, autant j’en avais peur.
Et pourquoi 21 ? Je n’en sais rien. Mais à ce moment là, j’étais certaine d’une chose : ma vie telle que je la connaissais cesserait d’exister. Et ce fût ainsi. Ma souffrance termina lorsque j’ai mis mon pied par terre et que j’ai dit, « ça suffit ! ». C’était mon premier élan vers ma nouvelle vie.
Mais comment ai-je fait cela ? Je me suis prise en main. Mettre fin à ma vie n’était pas un choix - le suicide est un acte égoïste qui ne fait que détruire la vie des gens autour de soi, et puisque je connaissais bien le mal que cela fait de se faire tuer à petit feu, je ne voulais pas être responsable de le faire subir aux autres. Donc, la première chose que j’ai faite, j’ai lu un livre qu’on m’avait offert intitulé « Codependant No More » à propos des gens qui vivent avec des personnes souffrant de dépendances et/ou de dépressions et qui sont appelés à s’occuper d’eux autres plutôt que de s’occuper d’elles-mêmes. Ensuite, j’ai lu le deuxième livre de la série intitulé « Beyond Codependancy » (au-delà de la codépendance). Les outils que je suis allée chercher dans ces livres m’ont fait reconnaître que je devais prendre ma place dans la vie.
La deuxième chose que j’ai faite ? J’ai parlée. Moi qui étais si renfermée et qui gardait tout en dedans, je me suis mise à parler. Mon amie Nadia, qui était ma meilleure amie depuis 3 ans, ne se doutait aucunement de ce qui se passait en dedans de moi. Elle ne s’attendait surtout pas à mon explosion verbale lorsque je me suis mise à raconter mon histoire pour la première fois. Plus je parlais, plus son visage se transformait. Ses larmes coulaient à flots et sa mâchoire pendait jusqu’à ses genoux. Sa réaction m’encouragea à continuer de parler. Je me suis vidée complètement malgré mes sanglots et mon corps qui tremblait hors de contrôle ! Je me suis libérer de mes émotions et de chaque mot que j’avais avalé pendant toutes ces années.
Lorsque je terminai de parler … quelques heures plus tard, j’ai ressentie un grand vide en dedans de moi. C’était une grande libération. Suite à cet évènement avec Nadia, je ne pouvais plus m’arrêter de parler. Je racontais mon histoire à tous ceux qui voulaient l’entendre (et peut-être même ceux qui ne voulaient pas l’entendre ?), et à chaque fois, ce sentiment d’euphorie et de libération m’envahissait. J’étais devenue dépendante de cette libération.
Et toi ? As-tu trouvé les outils dont tu as besoin pour avancer dans la vie ? Quelle est ta dépendance ? A-t-elle un effet positif sur ta vie et celle des gens qui t’entourent ? N’hésite pas de communiquer avec moi (nathalie@yocoach.ca) ou avec Nancy (nancy@yocoach.ca) si tu ne sais pas comment, ni où trouver les outils nécessaires à ton cheminement. Nous sommes là pour t’aider !






La deuxième philosophie de vie des Jamaïcains est : « We are too blessed to be stressed » : Nous sommes trop bénis pour être stressé. C’est-tu pas wonderful ça ? Dès leur naissance, on leur montre à être reconnaissants et à apprécier ce qu’ils ont. Regarde autour de toi. Si quelqu’un prend de son temps et de son énergie pour faire quelque chose pour toi, ne mérite-t-il pas un peu de reconnaissance ? Cette personne (même si c’est ta mère ou ton père), n’est pas dans l’obligation de t’aider avec tes devoirs, de t’acheter le nouveau jeu pour Xbox, ou de t’emmener souper à ton restaurant préféré. Elle n’est pas obligée non plus de t’apporter un café, ou de t’envoyer un article sur un sujet qui te passionnes, de télécharger ta chanson préférée, etc. Mais, cette personne a choisi de faire ces choses-là pour te faire plaisir, parce qu’elle pense à toi. Serait-ce vraiment difficile pour toi de prendre le temps de lui dire merci ? Encore mieux, de faire quelque chose pour lui faire plaisir à ton tour ?
Est-ce que je t’ai raconté la fois où je suis allée à la pêche avec mon cousin Martin ? C’était mental ! Ça faisait trois heures qu’on était sur le lac avant qu’un poisson décide de venir prendre mon hameçon ! Mais quel poisson! Il était tellement fort, il s’est débattu comme un lion ! J’ai failli tomber à l’eau ! Heureusement que Martin m’a attrapé juste à temps. Il m’a aidé à tenir la ligne et ensemble on a réussi à le prendre dans un filet. C’est comme ça que j’ai pêché un immense doré de 4 kilos ! Un vrai festin ! On a invité toute la famille à souper – nous étions 10 personnes à manger ce poisson !
Lorsque j’étais au secondaire, je rêvais d’être invisible afin que personne ne puissent me voir. J’avais tellement honte de moi que je ne disais pas un mot à personne, sauf peut-être à quelques amies. J’étais celle qui se faufilait et faisait tout pour passer inaperçu, celle qui se renfermait dans ses livres pour ne pas avoir à lever la tête et faire face à quelqu’un. Celle qui ne s’impliquait dans rien pour ne pas être obligé d’interagir avec ses collègues de classe. J’acceptais même, et avec soulagement, un gros 0 % comme note pour mes présentations orales que je refusais de faire. Juste l’idée de m’exposer et de parler devant la classe m’angoissait au maximum.
Dans mes rêves, je devenais quelqu’un d’important, admirée et respectée ; un peu comme un papillon qui, lors de son premier envol, se sens libre et éclatant de beauté et de couleurs. J’ai pris plus de 20 ans à devenir ce papillon, et maintenant je sais que je suis quelqu’un d’important, admirée et respectée par la personne la plus extraordinaire qu’il soit : moi-même. Tout le monde qui m’entoure aujourd’hui, s’ils le choisissent, récoltent le bonheur, la bonté et la beauté que je répands. Non ! Je ne me lance pas de fleurs ; j’en cultive et j’en prends soin. Je ne me pettes pas les bretelles ; je m’en sers pour me supporter dans des moments difficiles. Je ne m’enfle pas la tête ; je l’utilise pour apprécier pleinement ce que je suis devenue.
As-tu déjà pensé à la différence entre choisir et décider ? Je me rappelle lorsque je voyageais sac-au-dos, j’étais à la gare de train en Suisse avec ma passe Eurail (un billet de train qui m’amenait n’importe où en Europe) et je devais choisir entre l’Espagne ou l’Italie … pas facile ! Si je choisissais l’Espagne, j’éliminais la possibilité d’aller en Italie. C’est vrai que la possibilité d’aller en Italie n’était pas complètement éliminée car je pouvais toujours y aller plus tard, mais pour le moment, je devais passer à l’action. J’ai achetée mon billet pour Barcelone, j’ai embarquée dans le train et j’étais en route vers une nouvelle aventure !